Publié le 28/09/2023 – Mis à jour le 28/09/2023

D’après un article publié dans L’Équipe le 26 septembre 2023, le skateboard français vit des temps agités. La relation entre les skateurs et la Fédération de roller et skateboard (FFRS), qui chapeaute la discipline depuis son entrée aux Jeux Olympiques, se dégrade rapidement. Les riders dénoncent un manque de considération et de moyens de la part de la Fédération. Récemment, la non-sélection de Madeleine Larcheron, 13ème aux JO de Tokyo, pour les prochains Championnats du monde à Rome a exacerbé les tensions.

Cette décision a suscité l’incompréhension et la colère au sein de la communauté skate. Larcheron est actuellement la 3ème skateuse française et 35ème mondiale. Sa non-sélection paraît donc surprenante, d’autant plus que cette compétition est cruciale pour la qualification aux JO 2024. La FFRS argue des critères sportifs non remplis par la jeune athlète pour justifier ce choix. Cependant, de nombreux experts du milieu contestent ce point de vue et y voient une forme de « punition ».

Cet épisode symbolise le fossé grandissant entre la culture skate et les instances fédérales. Si la FFRS a fait des efforts d’adaptation, elle peine à comprendre les besoins spécifiques des skateurs selon ces derniers. Son approche jugée trop « militaire » a déjà poussé certains espoirs français à abandonner la sélection nationale par le passé.

Plus largement, de nombreux acteurs du skate dénoncent un manque d’écoute et d’investissement de la Fédération dans leur discipline. En juillet, le Groupement interprofessionnel skateboard a même envoyé un courrier au Ministère des Sports pour demander plus d’autonomie et une enquête sur les dysfonctionnements présumés de la FFRS.

La Fédération se défend et assure que des progrès sont en cours pour mieux répondre aux skateurs. Mais à un an des JO de Paris, la défiance s’est installée entre les deux parties. La passion commune pour le skateboard ne suffit manifestement plus à combler le fossé culturel. Les riders réclament plus de considération pour leur sport et craignent que les chances de médailles françaises ne soient gâchées par ce conflit. L’enjeu est donc de taille pour réconcilier ces deux mondes qui peinent à s’entendre.


Un Commentaire

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Loic

Sur sa planche depuis l'âge de 10 ans, Loïc file sur le bitume comme s'il valsait. La ville est son terrain de jeu, chaque escalier et rampe un défi à relever. À 48 ans, son amour du skate n'a pas pris une ride. Les figues acrobatiques exécutées avec grâce trahissent des décennies de pratique acharnée. Pour Loïc, glisser c'est vivre intensément l'instant présent. Le skate chevillé au corps et l'asphalte chevillé au cœur, sa passion est intacte depuis 30 ans.